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Le sport dans l'anime

Au commencement

Au commencement, en France, était Olive et Tom, l'école des Champions, Jeanne et Serge, les glorieuses heures de la Cinq et du Club Dorothée. Les souvenirs de cette période heureuse subsistent chez les personnes d'environ 20ans qui se souviendront sans doute des négociations enfiévrés avec leurs parents pour regarder un épisode de Nicky Larson, DBZ, Olive et Tom et tant d'autres séries mythiques censurées (ah, les épisodes de Ken le Survivant de 15 minutes au lieu de 20...).
Cependant, les animes sportifs sont légion au Japon et ceux que nous considérons comme des précurseurs ne le sont pas vraiment. En effet, il suffit de penser à tous les mangas de Adachi, le magnifique Ashita no Joe ou, plus en relation avec les oeuvres précédemment citées, Akakichi no Eleven réalisé en 1970.

De plus, on ne peut que noter la différence du traitement que reçoivent les sports dans les manga/animes vis-à-vis des classiques BD. En effet, dans ces dernières, le sport est le plus souvent à l'origine de situations comiques, comme les Rugbymens par exemple. A contrario, au Japon, le sport est traité comme une passion et parfois très sérieusement que ce soit en anime ou en manga (REAL de Takehiko Inoue). Le héros progresse, souffre, se blesse, perd parfois mais par son opiniatreté/son talent/ses amis/ses adversaires, il réussit à atteindre des sommets. Et, bien au-delà de nos poncifs footeux, rugbeux classiques, le nombre de sports traités par la littérature et l'animation japonaise est monstrueux! Quid de Hikari no Densetsu (GRS), Dokaben (baseball), Capeta (karting), Hajime no Ippo (boxe) et de Ginban Kaleidoscope(patinage artistique)?

Le sport au Japon

Au Japon, le sport occupe une place très importante dans l'éducation. En effet, les clubs sportifs sont très présents et néccessitent une implication constante de la part des membres. A partir de là, la compétition est omniprésente entre les diverses écoles. Rien de comparable avec nos Association sportive de collège ou de lycée, où nous avons un entraînement hebdomadaire et un match la plupart du temps. Ici, les clubs sportifs sont plus proches de nos clubs français en terme d'entraînements et de moyen. Pendant une journée de cours, l'après-midi leur est souvent réservée, ce qui permet aux membres de s'exercer souvent, avec un encadrement dédié (le prof volontaire, le maître de kendo du coin...) et un matériel décent. Certains clubs occupent même leurs vacances à faire des stages d'entraînements pour préparer au mieux les compétitions à venir.
Pensez vous donc! Les victoires des clubs donnent du prestige à l'école et leur permet d'attirer des éléments talentueux qui perpétueront les succès de leurs clubs.
Cependant, il ne faut pas cacher que, parfois, cette compétition et les exigences auxquelles sont soumis les participants mettent le sport dans les écoles japonaises souvent bien loin du sport loisir tel que nous le concevons.
Les finales nationales de baseball sont même télévisées à travers tout le pays et, en période de phase finale, il est très difficile d'éviter d'entendre parler du baseball si vous regardez la télé ou écoutez la radio.

Le héros, ce héros

Ces accomplissements, ces exploits parfois et aussi la diversité des possibilités offertes aux collégiens et lycéens forment alors un terreau fertile pour l'imagination des mangaka, donnant lieu à d'innombrables shônen (voir même shojo). Cependant, alors que Tsubasa (Olivier Atton) parcourait des terrains bombés de quinze kilomètres de long, jouait avec une jambe brisée et finissait toujours par gagner grâce à Misaki, Wakabayashi (Tom Price) ou Ishizaki (Bruce Harper), Sakuragi (Slam Dunk) et Sena (Eyeshied21) se blessent, perdent des matchs, font des erreurs. Après les héros façon super héros, les héros de shônen ont évolué vers une version plus humaine du sportif, en proie au doute, prenant en compte les tourments de leur âge (Sakuragi et x rateaux collectionés aux collèges...) de manière comique ou plus sérieuse. Cette nouvelle approche a permis de relancer le succès de cette filière particulière, loin des héros combattants qui remportent un succès (parfois usurpé) tel Naruto^^1^^ au détriment de chef-d'oeuvres^^2^^ sacrifiés sur l'autel du shônen tout puissant.

1 : pour moi, Naruto est un plagiat raté de Dragon Ball, qui n'atteindra jamais cette qualité. Le scénario ouvre tellement de portes que ce manga n'est qu'un vaste courant d'air
2 : si vous voulez voir des héros samouraïs, lisez Satsuma ou, un peu moins réaliste et très librement adapté, Vagabond (ou lisez l'oeuvre de Yoshikawa Eiji...) au lieu de lire des bouses immondes comme Samouraï deeper Kyo.


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